samedi 14 mars 2015

9e jour : La cuisine comme façon de vivre

"En cuisine, on vit pour notre travail, et non l'inverse", confie mon chef. Une vie qui peut être perçue comme une vie de sacrifices, au nom d'heures et de journées interminables passées dans un environnement bruyant, ponctuées par deux rendez-vous stressants que sont les services.

Une vie que peu comprennent (surtout avec tout ce qui sort en ce moment dans la presse), mis à part ceux qui vivent pour la même chose : la passion de la cuisine. 

Mais comment profiter de la vie, de la famille, des voyages quand la vie parait se résumer au piano? "C'est ici ma famille", répond le chef. Et c'est l'avantage de travailler dans une cuisine où les gens s'entendent bien, ils deviennent une deuxième famille, les liens sont très particuliers entre cuisiniers. Et c'est vrai que dans la brigade du Gaya, l'ambiance est particulièrement chaleureuse, un profond respect règne entre chaque individu. Et cela fait chaud au coeur, et prouve que ce métier n'est pas que stress et fatigue. Les rires retentissement quotidiennement et malgré le travail, les gens sont décontractés et heureux d'être là (ou le paraissent en tout cas).

Pour les voyages? "Mon métier me permet de voyager souvent", rétorque le chef. C'est vrai que le grand chef Pierre Gagnaire est présent dans pleins de pays (France, Allemagne, Angleterre, Russie, Etats-Unis, Japon, Chine, Corée, Emirats Arabes Unis). "Et puis j'ai des amis aux quatre coins de la planète". En effet, c'est l'avantage de ce métier ; dans chaque brigade se côtoient plusieurs nationalités, beaucoup d'étrangers venant en France pour la réputation que l'on connait à notre gastronomie. Preuve dans la brigade du Gaya, où Cindy vient d'Italie, et Alex de Grèce. 

Une vie remplie d'heures de travail donc, mais qui se transforment en heures de plaisir de passion. Qui peut se targuer de vivre de sa passion?